Le dernier samouraï !

164946_473471029399696_272835480_nIl est de rares hommes qui, par leur œuvre, ont réussi à faire réfléchir, à influencer mais même parfois à changer la destinée de personnes qu’ils ne connaissaient pas. Jean Mabire en était, mais Dominique Venner tout autant.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’ils commencèrent tous deux à militer dans la même organisation qui s’appelait Europe Action. Une organisation qui remit à neuf, une extrême-droite un peu vieille et un peu dépassée, et dont la conception du monde sert toujours aujourd’hui de ligne de référence à de  nombreux militants de notre famille de pensée.

Comme vous pourrez le lire dans sa biographie ICI, Venner après son retrait du militantisme actif a produit de nombreux ouvrages, qui restèrent toujours fidèles à ses idées et à sa volonté de vouloir passer un flambeau. Quant à moi je l’ai découvert au travers d’un ouvrage intitulé « Pour une critique positive ».

Cet ouvrage écrit au lendemain de l’échec de l’organisation armée OAS face au gaullisme est une autocritique sans  pitié mais très lucide des tares de la « droite nationale ». C’est aussi un texte terriblement intemporel et qui donnait de nombreuses pistes pour éviter les mêmes erreurs.

Et ce n’est pas un hasard si le premier numéro de la revue « Devenir », intitulé « Manifeste nationaliste révolutionnaire » était parsemé de citation de cette « critique positive » qui, bien qu’écrite en 1962, décrivait à merveille les tares que connaissait toujours la vielle droite nationale en 1997 et même sans doute encore de nos jours !

C’est Dominique Venner, par ses écrits, qui m’a appris qu’il fallait refuser de jouer selon les règles du système, qu’il s’agissait d’un jeu de dés pipés et que la seule solution était de retourner la table.

Dominique Venner, comme Jean Mabire et comme d’autres sont le plus bel exemple que la mémoire et la fidélité sont les maillons d’une longue chaîne de combat et de lutte.

En effet, si  Mabire et Venner n’avaient pas milité dans les années 60, écrit ce qu’ils ont écrit ;  il est possible que mon engagement, s’il avait seulement eu lieu, eut été tout différent et sans doute bien trop classique.

J’écris ce texte sur le blog de Jeune Nation car l’exemplarité de la vie et de la fidélité de Dominique Venner, ainsi que la portée terriblement symbolique de sa mort volontaire, sont avant tout destinés aux plus jeunes d’entre nous !

Lisez, apprenez de vos aînés, militez, soyez disciplinés, devenez à votre tour les maillons de cette chaine du sang et de la plus longue mémoire ! Comme Dominique Venner !

Hervé Van Laethem

Dominique Venner présent !

Nos morts d’aujourd’hui sont les dieux de demain !

Déclaration de Dominique Venner expliquant son geste

Venner2Les raisons d’une mort volontaire

Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

Autre texte de Venner

Répondant à la question d’un lecteur sur sa vision optimiste de l’avenir, Dominique Venner a offert cette réponse : « Mon “optimisme”, comme vous dites, n’est pas béat. Je n’appartiens pas à une paroisse où l’on croit que tout finit par s’arranger. Je vois parfaitement tout ce qui est noir dans notre époque. Je pressens, cependant, que les puissances qui pèsent négativement sur le sort des Européens seront sapées par les chocs historiques à venir. Pour parvenir à un authentique réveil, il faudra encore que les Européens puissent reconquérir leur conscience indigène et la longue mémoire dont ils ont été dépossédés. Les épreuves qui viennent nous y aideront en nous affranchissant de ce qui nous a pollué en profondeur. C’est la tâche téméraire à laquelle je me suis voué. Elle a peu de précédents et n’est en rien politique. Au-delà de ma personne mortelle, j’ai la certitude que les brandons allumés ne s’éteindront pas. Je m’en rapporte pour cela à nos poèmes fondateurs. Ils sont le dépôt de toutes nos valeurs. Mais ils constituent une pensée en partie perdue. Nous avons donc entrepris de la réinventer et de la projeter sur le futur comme un mythe créateur (2). »

 Le dernier texte de l’intéressé, publié le jour de sa mort !

Les manifestants du 26 mai auront raison de crier leur impatience et leur colère. Une loi infâme, une fois votée, peut toujours être abrogée.

Je viens d’écouter un blogueur algérien : « De tout façon, disait-il, dans quinze ans les islamistes seront au pouvoir en France et il supprimeront cette loi ». Non pour nous faire plaisir, on s’en doute, mais parce qu’elle est contraire à la charia (loi islamique).

C’est bien le seul point commun, superficiellement, entre la tradition européenne (qui respecte la femme) et l’islam (qui ne la respecte pas). Mais l’affirmation péremptoire de cet Algérien fait froid dans le dos. Ses conséquences serraient autrement géantes et catastrophiques que la détestable loi Taubira.

Il faut bien voir qu’une France tombée au pouvoir des islamistes fait partie des probabilités. Depuis 40 ans, les politiciens et gouvernements de tous les partis (sauf le FN), ainsi que le patronat et l’Église, y ont travaillé activement, en accélérant par tous les moyens l’immigration afro-maghrébine.

Depuis longtemps, de grands écrivains ont sonné l’alarme, à commencer par Jean Raspail dans son prophétique Camp des Saints (Robert Laffont), dont la nouvelle édition connait des tirages record.

Les manifestants du 26 mai ne peuvent ignorer cette réalité. Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay. Le « grand remplacement » de population de la France et de l’Europe, dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, est un péril autrement catastrophique pour l’avenir.

Il ne suffira pas d’organiser de gentilles manifestations de rue pour l’empêcher. C’est à une véritable « réforme intellectuelle et morale », comme disait Renan, qu’il faudrait d’abord procéder. Elle devrait permettre une reconquête de la mémoire identitaire française et européenne, dont le besoin n’est pas encore nettement perçu.

Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes.

Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien.

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