Bilan d’une Turquie bientôt dans l’Europe économique.

L’entrée de la Turquie dans l’union européenne semble imminente, Recep Tayip Erdogan, son ministre espère ainsi l’entrée de son pays dans l’union européenne en 2013, dans à peine…4ans.

Si le peuple Turc, conscient de ses racines autant que les européens d’origines sont conscients de ce mariage incompatible, il ne faut pas se leurrer quand aux vrais responsables de cette volonté qui y voient une corne d’abondance économique dans tout les domaines, au détriment de la paix sociale et de la liberté des peuples évidemment.

Même si revenir sur la longue histoire de l’empire Ottoman à sa place sous forme d’un roman, il est néanmoins utile d’en connaître les lignes principales, afin de pouvoir argumenter face à nos contradicteurs qui pensent que tout problèmes se résolvent par les brassages ethniques.

Toute une histoire.

Les turcs d’aujourd’hui sont le résultat de populations originaires d’Asie de l’est ayant migré vers l’Asie centrale. Après l’invasion mongole, le XIIIème siècle se voit succéder l’empire Ottoman à l’empire seldjoukide.

byzanceL’empire Byzantin aussi appelé empire romain de l’est possède au IIIème siècle sa capitale, Constantinople. Tandis que Rome est la capitale de l’ouest.
Rome, affligée par les barbares du nord s’estompe au Vème siècle.

1299 : naissance de l’empire Ottoman sous Osman Ier qui conquit la ville Byzantine de Mocadène.

1324 : la conquête d’autres villes continue sous Osman Ier.

1347 : l’empire Ottoman s’approprie son premier territoire européen, Gallipoli, puis les balkans

1389 : fin de l’existence des royaumes serbes et albanais.
Constantinople prospère jusque 1453, prise d’assaut à son tour par un empire Ottoman croissant, sous Mehmet II.
Constantinople dont le nom avait été donné en honneur à l’empereur Constantin Ier, devient Istanbul.

1459 : annexation de la serbie.

Au XV ème et XVIème siècle les principautés de Valachie, Moldavie et Transylvanie payent au Sultan un tribut de dhimmitude.

Un roumain contre les Turcs .

1462 : un soldat de l’ordre du dragon, appelé Vlad Tepes ou Vlad l’empaleur brise son allégeance avec les Ottomans, et suit un certain Mathias dans une expédition contre les turcs sur le Danube. Il provoque ainsi la colère de Mehmed II : lors du paiement du tribut, les émissaires du sultan refusent de retirer leurs turbans en face de lui, il s’assure alors qu’ils les garderont en les clouant directement sur leur tête.
Vlad doit-être puni et le Sultan entre en Valachie avec une armée bien supérieure en nombre que celle de Vlad. Il doit se résoudre à fuir, brûler ses villages et empoisonner les sources pour ne rien laisser aux turcs. A Targôviste le Sultan se retrouve confronté à une vision d’épouvante, des miliers de prisonniers amis sont empalés sur des pics. Ecœuré, Mehmed retourne à Istanbul.

Si le comte sanguinaire des Carpates a été modifié par le cinéma en personnage infernal, il n’en demeure pas moins, à la manière de notre Ambiorix, un résistant national.
vlad-tepes-romania-844274_420_612

1521 : Soliman Ier prend Belgrade.

1522 : siège de Rhodes, tenu par les chevaliers de St Jean de Jérusalem.

1526 : bataille de Mohács contre les autrichiens et magyars, prise de Buda et de la majeure partie de la Hongrie

1527 : prise de la Bosnie, Croatie, Slavonie et Dalmatie (sur les vénitiens)

La fin de l’expansion de l’empire.

XVIème siècle, apogée de l’empire dominé cette fois par Soliman le Magnifique.

1529 : il amène ses armées jusqu’au portes de Viennes où la ville subit un siège. La résistance des Viennois et des 20 000 soldats permit de sauver la ville.

1571 : défaite navale de Lépantes face à la flotte espagnole et vénitienne, c’est la fin de sa suprémacie.
L’Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

1683 : seconde attaque sur Vienne et échec provoquant les premières pertes territoriales des Ottomans. La ville dut son salut à Charles V de Lorraine et à l’intervention des troupes polonaises de Jean III Sobieski.
Mehmed IV décapita le grand vizir ayant commandé les troupes turques vers la défaite.
Les viennois fiers de leur victoire reprennent la portion de lune arborée sur les bannières ennemies, les boulangers créent de ce riche échange culturel, le croissant !

cochon-incorrecttete-de-negresturquie-banniere

Avec le cochon et les tête-de-nègres, le croissant est culinairement incorrect.

Les forces retournent vers l’est et s’en prennent à la Hongrie, annexée à l’Autriche.

Au XVIIIe siècle, ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens l’empire décline progressivement.

Le Génocide arménien.

1894 à 1896 : le grand seigneur Abdülhamid II ou Sultan rouge ordonne le massacre de deux cents milles arméniens suite à leur révolte.
Jean Jaurès dénonça le massacre des populations arméniennes dans un discours à la Chambre des députés le 3 novembre 1896.

14 à 27 Avril 1909 : massacres de Cilicie Environ trente mille Arméniens y laissèrent leur vie, dont vingt mille dans le seul vilayet d’Adana. Des troupes constitutionnelles ottomanes participèrent aux massacres. Stephen Pichon, ministre des Affaires étrangères, portera l’accusation à la Chambre française.

Avril 1915 à juillet 1916 : une grande partie de la population arménienne qui vivait sur le territoire actuel de la Turquie a péri au cours des déportations et massacres de grande ampleur. Lui en a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d’Anatolie.
À ces difficultés « physiques » s’ajoutent bien sûr les contradictions criantes entre les travaux de divers historiens, entretenues par la politique systématique de négation pour laquelle Ankara a opté. Cet article reprend les explications ayant reçu l’aval de la grande majorité des spécialistes, tout en signalant le cas échéant les analyses minoritaires.

Dans les provinces orientales, l’opération se déroule en tous lieux de la même manière. Les séquences suivantes se produisent systématiquement dans les villes et les bourgs:

• perquisitions dans les maisons des notables civils et religieux ;
• arrestation de ces notables ;
• tortures pour leur faire avouer un prétendu complot et des caches d’armes ;
• déportation et exécution des prisonniers à proximité de la ville ;
• publication d’un avis de déportation ;
• séparation des hommes qui, liés par petits groupes, sont exécutés dans les environs de la ville ;
• évacuation de la totalité de la population arménienne répartie en convois de femmes, d’enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec un maigre bagage ;
• enlèvement dans le convoi de femmes et d’enfants conduits dans des foyers musulmans ;
• décimation régulière des convois par les gendarmes chargés de les escorter, des bandes kurdes ou des miliciens recrutés à cette fin.

La position turque.

Dans un premier temps, après la première guerre mondiale, le gouvernement turc ne niait pas
Cet holocauste.
Mais dans le contexte actuel, le gouvernement maintient fermement le refus de reconnaissance du massacre et condamne vivement toute reconnaissance du génocide par des gouvernements ou parlements étrangers.

Les collaborateurs négationnistes.

A remarquer l’important fossé d’inégalités dans la condamnation des génocides :
Nous en avions fait les frais par le bourgmestre de Bruxelles, où nous sommes restés une après-midi au cachot, rapidement arrêtés, uniquement parce que nous voulions nous rendre sur la stèle des victimes arméniennes de ce génocide.

Et le droit d’aller et venir sur le territoire national ?
Et le droit à la liberté d’opinion et d’expression ?

En vérité, le bourgmestre cherche à travers la population turque, un électorat permanent en pensant caresser dans le sens du poil une population qu’il ne maîtrise pas.
Des émulsions planétaires sont provoquées par l’opinion d’un Mgr Williamson sur la shoah, mais en attendant plus d’un million d’arméniens sont morts trois fois dans leur histoire : la mort cruelle, l’oubli, le déni.

Les enjeux pour la Turquie.

Au-delà des implications morales et psychologiques, aussi bien pour les États que pour les descendants des populations impliquées, la reconnaissance officielle d’un génocide en 1915-1916 implique des enjeux financiers et territoriaux importants pour la Turquie. En effet, reconnaître le génocide arménien ouvrirait la voie à des demandes de dommages et intérêts auxquelles la Turquie ne veut pas céder .
La Turquie pourrait être contrainte à payer une indemnisation pour les préjudices humain, moral et matériel (comme l’Allemagne a dû le faire après la Shoah), voire de restituer des territoires à l’Arménie ( le traité de Sèvres, mis à mal par le génocide puis par le traité de Brest-Litovsk, donnait à l’Arménie des territoires situés sur l’actuelle Turquie, mais aussi en Azerbaïdjan et en Géorgie).

Conclusion :

Aujourd’hui, selon les bien-pensants, elle doit ABSOLUMENT entrer dans l’Europe car des hommes peu scrupuleux de l’avenir social se moquent des sentiments des peuples qui ont souffert de la dictature musulmane appelée modérée par ces mêmes personnes ouvrant la porte de Troie.TROY
Que nos ancêtres aient bataillé pour leur liberté, ils s’en moquent ! Seul leur portefeuille compte, leur confort, leur petit bonheur personnel de court terme.

La Turquie, si vous l’adoptez, il faudra vivre avec. Où alors, adoptez NATION, qui seul pourra protéger l’Europe.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :